Hong Kong, pays des contrastes et dépaysements

Évasion gourmande : laissez-vous imprégner par la culture asiatique. 

Hong Kong, pays des contrastes et dépaysements
par Nathalie Rivard Mis à jour le 23 oct 2017

Rien de tel que de passer quelques jours à Hong Kong pour être dépaysé par les traditions culinaires, mais aussi charmé par les saveurs inoubliables. Bienvenue aux aventuriers dans une ville où le moderne côtoie le traditionnel à chaque coin de rue.

L’art du thé

Je suis arrivée à Hong Kong par ferry de l’île de Macao. Au programme : cinq jours à explorer Hong Kong à pied, en bus et en tram pour en découvrir les délices, mais à petit budget. Après avoir déposé mes bagages à l’hôtel, je prends un taxi pour me rendre à un atelier sur la tradition chinoise du thé dans un salon situé au cœur du Hong Kong Park. Nous sommes une dizaine de curieux et de passionnés autour d’une table prêts à découvrir les différentes variétés de thé, la façon traditionnelle de les servir, ainsi que les outils et théières utilisés pour la préparation. Lové au cœur de la verdure, empreint de sérénité, l’endroit est magique et inspire le respect. Nous dégustons plusieurs thés, ce qui nous permet d’en apprécier les subtilités et les arômes souvent complexes. Parmi ceux qui se démarquent : le thé fumé Lapsang Souchong, celui à l’Osmanthus et le Wulong. Avant de quitter les lieux, j’en profite pour me procurer un fabuleux thé noir séché dans des mandarines.

West Central et ses classiques

Le lendemain, je pars explorer la ville à pied. Premier arrêt : le quartier West Central, celui des négociants. On y trouve toutes sortes d’aliments inusités, dont des concombres de mer qui sèchent au soleil, en pleine rue ; de véritables nids d’hirondelles, servant à concocter des soupes, ainsi que des ailerons de requins séchés. Très prisés, ils sont eux aussi servis en soupe, lors des mariages et des banquets. Cette pratique est de plus en plus controversée, car les ailerons sont coupés à froid sur des requins vivants qui sont ensuite relâchés à la mer ! Beaucoup de familles hongkongaises perpétuent malgré tout cette tradition, confirmant leur statut social… car l’aileron se vend 850 $/kilo.

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On retrouve aussi dans le quartier, comme partout à Hong Kong d’ailleurs, des pâtisseries offrant du pain brioché cuit à la vapeur, nature, salé ou fourré de crème sucrée. Mon préféré est le Li Wong Bau, en forme d’ananas et fourré de crème aux œufs sucrée et de noix de coco, mais qui étrangement ne contient aucune trace d’ananas! Certains commerces servent aussi, à toute heure du jour, les fameuses tartelettes aux œufs chaudes dont les Hongkongais sont si friands. 

Spécialités du midi

Les midis, on peut manger dans les marchés intérieurs ou encore dans les kiosques de rue. Parmi les spécialités typiques de Hong Kong qui plaisent aux étrangers, on compte : le Cha Siu, du filet de porc rôti servi en tranches fines et sucré au miel et aux épices, les boulettes de poisson servies en brochette ou sur des nouilles, les dim sum variés, que l’on choisit sur des chariots poussés par de vieilles dames chinoises. À ne pas manquer aussi : le célèbre « milk tea style Hong Kong », que l’on trouve notamment dans les marchés alimentaires intérieurs et concocté à partir d’un mélange de thé noir, auquel on ajoute du lait condensé ou du lait évaporé.

Je croise un étalage de palourdes royales, ce qui provoque chez moi un fantastique fou rire, laissant le marchand interloqué.

Poissons grouillants

Autre incontournable pour les gourmands : une visite dans l’un des nombreux marchés de jour et de nuit. Le lendemain, j’ai la chance de me rendre à celui de Bowrington Road, avec Walter Kei, l’ami d’une amie et, en l’occurrence, une personnalité connue de la gastronomie hongkongaise. L’endroit est fascinant. Le poisson et les fruits de mer sont tellement frais que, souvent, ils grouillent encore de vie sur leur lit de glace. Je croise un étalage de palourdes royales, ce qui provoque chez moi un fantastique fou rire, laissant le marchand interloqué. Assoiffée, je m’offre un lait de soya fraîchement préparé. Rien à voir avec ce que l’on retrouve en épicerie ici. Il est d’une douceur incroyable.

Confection de boudin

Après la visite du marché extérieur, direction le marché intérieur pour y manger chez un ami restaurateur de Walter, propriétaire d’un petit kiosque. En m’y rendant, je remarque un homme accroupi au sol, versant du liquide rouge dans des boîtes de conserve vides. Il m’explique qu’il prépare du boudin de poulet. Une fois les conserves remplies, il les place dans une grande étuveuse, afin de faire solidifier le sang. Le boudin obtenu est ensuite vendu à un resto à l’étage supérieur. La technique a de quoi faire sourciller un esprit occidental.

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Je retrouve Walter au resto. Alors que nous échangeons avec son ami restaurateur sur les traditions gastronomiques de Hong Kong, je promets à ce dernier de goûter à tout ce qu’il voudra bien me faire essayer. Il me prend au mot et me fait goûter…au fameux boudin! J’ai été agréablement surprise de la saveur de ce boudin. Viennent ensuite des pattes de poulet, des tripes de bœuf et quelques autres plats de poulet plus traditionnels. Conclusion : il ne faut pas toujours se fier aux apparences, car bien des plats peu invitants peuvent s’avérer délicieux!

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